ERP et SCM : comment optimiser votre supply chain grâce à un ERP ?
- Un ERP couvre l'ensemble des processus internes (finance, RH, production), tandis qu'un SCM se concentre sur la chaîne logistique : approvisionnement, stocks, transport et livraison.
- Les deux systèmes sont complémentaires : la plupart des ERP modernes intègrent des modules SCM natifs pour piloter la supply chain depuis une base de données unique.
- Un ERP optimise la supply chain grâce à la centralisation des données, l'automatisation des réapprovisionnements, la planification MRP et le suivi des KPI en temps réel.
- Les solutions les plus utilisées en France pour le SCM sont SAP S/4HANA, Microsoft Dynamics 365, Sage X3, Odoo et Oracle NetSuite.
- Le déploiement d'un ERP sur la chaîne logistique dure en moyenne 3 à 9 mois pour une PME, selon la complexité des flux et le périmètre fonctionnel.
Face à des marchés en constante évolution, l’efficacité de votre SCM (Supply Chain Management) ne peut être laissée au hasard. Alors que la dispersion des outils de suivi pèse sur la rentabilité et la réactivité, la solution pourrait bien résider dans l’adoption d’un ERP. Cet article explore la métamorphose possible de votre chaîne d’approvisionnement grâce à cette technologie intégrée, du choix du logiciel ERP jusqu’à sa mise en œuvre complète.
Quelle est la différence entre un ERP et un SCM ?
La confusion entre ERP et SCM est fréquente, car ces deux systèmes partagent certaines fonctionnalités et interagissent étroitement au quotidien. Pourtant, leur périmètre, leur architecture et leurs objectifs diffèrent. Comprendre cette distinction est indispensable avant de choisir un outil pour piloter votre chaîne d’approvisionnement.
Définition de l'ERP appliqué à la chaîne logistique
Un ERP (Enterprise Resource Planning), ou progiciel de gestion intégré, est un logiciel qui centralise l’ensemble des processus internes d’une entreprise dans une base de données unique : comptabilité, ressources humaines, production, ventes, achats et logistique.
Appliqué à la supply chain, l’ERP permet de relier les opérations d’approvisionnement, de stockage et de distribution aux autres fonctions de l’entreprise. C’est cette vision transversale qui fait sa force : un bon de commande fournisseur impacte simultanément la comptabilité, le niveau de stock et la planification de production, sans ressaisie manuelle.
La majorité des ERP du marché — Sage X3, Microsoft Dynamics 365 Business Central, SAP Business One ou Odoo — intègrent désormais des modules supply chain natifs qui couvrent les besoins courants d’une PME ou ETI.
Définition du SCM : gestion de la chaîne d'approvisionnement
Un SCM (Supply Chain Management) est un système spécialisé dans la planification, l’exécution et l’optimisation de la chaîne logistique, depuis l’approvisionnement en matières premières jusqu’à la livraison du produit fini au client final.
Contrairement à l’ERP, le SCM ne couvre pas les fonctions transverses de l’entreprise (comptabilité, RH, CRM). Son périmètre est restreint mais plus profond : prévision de la demande, pilotage des flux de transport, gestion avancée des entrepôts (WMS), coordination fournisseurs et suivi des retours clients.
Un logiciel SCM dédié est particulièrement pertinent pour les entreprises dont la complexité logistique dépasse ce que proposent les modules standards d’un ERP : distribution multi-sites, supply chain internationale ou gestion de flux tendus en environnement industriel.
ERP vs SCM : complémentarité ou substitution ?
La question n’est pas tant de choisir entre ERP et SCM, mais de comprendre comment ces systèmes interagissent. Pour la majorité des PME et ETI françaises, un ERP avec modules supply chain intégrés suffit à couvrir les besoins logistiques. Les entreprises ayant des flux très complexes (multi-pays, multi-entrepôts, sous-traitance étendue) peuvent compléter l’ERP avec un SCM spécialisé via des connecteurs API.
ERP vs SCM : complémentarité ou substitution ?
La question n'est pas tant de choisir entre ERP et SCM, mais de comprendre comment ces systèmes interagissent. Pour la majorité des PME et ETI françaises, un ERP avec modules supply chain intégrés suffit à couvrir les besoins logistiques. Les entreprises ayant des flux très complexes (multi-pays, multi-entrepôts, sous-traitance étendue) peuvent compléter l'ERP avec un SCM spécialisé via des connecteurs API.
| Critère | ERP | SCM dédié |
|---|---|---|
| Périmètre fonctionnel | Large : finance, RH, ventes, production, logistique | Spécialisé : approvisionnement, transport, entrepôt, prévision |
| Base de données | Unique et centralisée pour toute l'entreprise | Dédiée à la supply chain, nécessite intégration avec l'ERP |
| Profondeur logistique | Modules standards couvrant 80 % des besoins courants | Fonctionnalités avancées : optimisation tournées, demand sensing, S&OP |
| Type de relations gérées | Processus internes et inter-départements | Relations externes : fournisseurs, transporteurs, distributeurs |
| Cible principale | PME et ETI cherchant un socle de gestion unifié | Entreprises avec supply chain complexe ou internationale |
| Coût de déploiement | Inclus dans le projet ERP global | Licence supplémentaire + intégration technique |
| Complémentarité | Les deux systèmes sont complémentaires — un ERP constitue le socle, le SCM l'enrichit si nécessaire | |
En résumé, l'ERP est le socle central qui connecte la supply chain au reste de l'entreprise. Le SCM dédié est un outil de spécialisation qui s'ajoute lorsque les exigences logistiques dépassent le périmètre standard de l'ERP. Pour approfondir le sujet, consultez notre page dédiée à l'ERP Supply Chain.
En résumé, l’ERP est le socle central qui connecte la supply chain au reste de l’entreprise. Le SCM dédié est un outil de spécialisation qui s’ajoute lorsque les exigences logistiques dépassent le périmètre standard de l’ERP. Pour approfondir le sujet, consultez notre page dédiée à l’ERP Supply Chain.
Pourquoi la chaîne logistique nécessite un ERP pour être optimisée en 2026 ?
La gestion de la chaîne logistique constitue un maillon essentiel de la performance globale d’une entreprise. Dans un contexte économique où les exigences en matière de rapidité, de qualité et de coût sont de plus en plus rigoureuses, une amélioration continue de cette chaîne s’avère nécessaire. Le cas échéant, le recours à des systèmes disparates pour gérer l’ensemble de ces aspects peut :
- entraîner des incohérences,
- réduire la visibilité
- et rendre les processus lents et coûteux.
Les incohérences engendrées par des systèmes disparates
L’utilisation de systèmes de gestion hétérogènes au sein de la chaîne logistique crée régulièrement de multiples incohérences. Par exemple, si l’équipe des achats utilise un logiciel différent de celui du contrôle des stocks, des disparités dans les données peuvent surgir.
Ces écarts, souvent subtils, peuvent avoir des répercussions graves, notamment en faussant les prévisions de la demande ou en engendrant des erreurs dans les commandes fournisseurs.
Le manque de visibilité sur les flux logistiques et ses conséquences
Un autre défi majeur posé par l’utilisation de systèmes disparates est la perte de visibilité. Sans une source unique et fiable d’information, il devient difficile pour les dirigeants de suivre l’état réel de leur chaîne logistique. Cela peut aller d’une mauvaise estimation des délais de livraison jusqu’à l’impossibilité de suivre en temps réel les niveaux de stock.
Ce manque de clarté rend la gestion quotidienne plus complexe et retarde inévitablement les décisions stratégiques. La gestion des stocks par ERP permet de centraliser les données d’inventaire en un point unique, éliminant les zones d’ombre.
L'impact financier des systèmes non intégrés sur la supply chain
Le dernier problème majeur associé aux systèmes non intégrés est le coût financier. Gérer plusieurs logiciels nécessite plus de temps et de ressources, ce qui se traduit par des dépenses supplémentaires significatives.
De la formation du personnel à l’achat de licences multiples, en passant par le temps perdu à rectifier les erreurs de saisie, l’impact financier est considérable. Sans compter les coûts d’opportunité : des remises fournisseurs ou des économies d’échelle pourraient être exploitées avec des données plus précises et un budget ERP correctement planifié.

Comment un ERP transforme la gestion SCM de la supply chain ?
L’ERP, ou Progiciel de Gestion Intégré, représente une solution complète qui modifie en profondeur la gestion de votre Supply Chain Management (SCM). En remplaçant les systèmes disparates qui freinent votre entreprise, un ERP unifie et optimise la chaîne logistique.
Les avantages ERP sont multiples : de la planification des ressources à la gestion des stocks, le logiciel facilite chaque étape du processus d’approvisionnement.
Centralisation des informations pour une meilleure transparence
Une des premières transformations notables avec l’adoption d’un ERP est la centralisation des données. Finies les incohérences entre différents départements, tout est maintenant enregistré dans une base de données unique.
Cette centralisation offre une transparence accrue sur la chaîne d’approvisionnement, essentielle pour les cadres et la direction générale. Les décisions sont désormais prises sur la base de données cohérentes et à jour qui permettent une meilleure gestion du stock, des commandes et des coûts.
L'automatisation des processus accélère les opérations
Le logiciel ERP excelle également dans l’automatisation des tâches répétitives. En cas de rupture de stock pour un produit donné, par exemple, le système passe automatiquement une commande auprès du fournisseur choisi. Cette automatisation accélère les tâches et libère les employés qui se concentrent davantage sur des activités plus stratégiques.
Ainsi, l’entreprise gagne en efficacité et réduit ses coûts de fonctionnement.
Planification des ressources pour minimiser les coûts
Un des atouts majeurs de l’intégration d’un ERP dans votre SCM est sa capacité à améliorer la planification des ressources. L’outil ERP donne l’occasion d’accéder à une vue globale de l’ensemble des activités de votre entreprise :
- chaîne d’approvisionnement,
- production,
- ventes.
Cette vue globale facilite l’allocation optimale des ressources et minimise de fait les dépenses.
Gestion des stocks en temps réel avec des ERP
L’ERP gestion de stock va plus loin que les simples systèmes de gestion des inventaires : il offre une vision en direct des stocks à travers l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Il collecte des données depuis divers points de la chaîne et permet aux entreprises de suivre les mouvements de marchandises, de matériaux et même de ressources humaines.
Cette fonctionnalité facilite l’identification des goulots d’étranglement et des excédents. Les dirigeants peuvent alors prendre des mesures immédiates pour optimiser la performance de la chaîne en cas de besoin.
Suivi des performances pour des améliorations continues
L’un des avantages les plus significatifs d’un ERP est son aptitude à suivre divers indicateurs de performance clés (KPI) qui sont essentiels pour l’amélioration continue de la chaîne d’approvisionnement.
Qu’il s’agisse de temps de cycle, de taux de service client ou de ratios de rotation d’inventaire, l’ERP compile ces données et les présente de manière facilement interprétable. Les améliorations proactives de la supply chain sont maintenant à portée de main.

Quelles fonctionnalités ERP sont essentielles pour le SCM ?
Tous les ERP ne se valent pas lorsqu’il s’agit de piloter la supply chain. Pour tirer pleinement parti d’un progiciel de gestion intégré sur vos flux logistiques, certaines fonctionnalités sont incontournables. Voici les trois piliers à vérifier avant tout choix de solution.
Planification des besoins (MRP) et prévision de la demande
Le module MRP (Material Requirements Planning) est le cœur de la gestion supply chain dans un ERP. Il calcule automatiquement les besoins en matières premières et composants en fonction du plan de production, des commandes confirmées et des prévisions de vente.
Un MRP performant intègre des algorithmes de prévision de la demande qui analysent l’historique des ventes, la saisonnalité et les tendances du marché pour anticiper les besoins futurs. Cela réduit à la fois les ruptures de stock et les surstocks coûteux.
Les ERP les plus avancés (SAP S/4HANA, Oracle NetSuite) ajoutent des couches d’intelligence artificielle pour affiner les prévisions, tandis que des solutions comme Sage X3 proposent un MRP robuste adapté aux PME industrielles françaises.
Gestion des approvisionnements et relation fournisseurs
Le module achats et approvisionnements d’un ERP permet de gérer le cycle complet : demandes d’achat, consultation fournisseurs, bons de commande, réception et contrôle qualité. L’objectif est de fluidifier le processus d’approvisionnement tout en conservant un contrôle budgétaire strict.
Au-delà de la simple transaction, les ERP modernes intègrent des fonctions de gestion de la relation fournisseurs (SRM) : évaluation des performances, suivi des délais de livraison, gestion des contrats-cadres et pilotage des coûts d’achat. Ces données alimentent directement les indicateurs de performance de la supply chain.
Pour approfondir la gestion achats dans un ERP, consultez notre page dédiée à l’ERP achats.
Traçabilité, logistique et gestion d'entrepôt (WMS)
La traçabilité des produits est une exigence réglementaire dans de nombreux secteurs (agroalimentaire, pharmaceutique, aéronautique). Un ERP avec module supply chain permet de suivre chaque lot ou numéro de série depuis la réception des matières premières jusqu’à la livraison finale.
Côté entrepôt, un module WMS (Warehouse Management System) intégré à l’ERP optimise le stockage, le picking et l’expédition. Il gère les emplacements, les mouvements de stock et les préparations de commande en temps réel.
Pour la logistique aval, les fonctions de gestion du transport (TMS) coordonnent les expéditions, optimisent les tournées et suivent les livraisons. Ces trois briques — traçabilité, WMS, TMS — forment le socle d’une supply chain pilotée de bout en bout depuis l’ERP.
Quels logiciels ERP sont les plus adaptés à la gestion SCM ?
Le marché propose plusieurs ERP avec des modules supply chain de maturité variable. Le choix dépend de la taille de votre entreprise, de la complexité de vos flux et de votre budget ERP. Voici un comparatif des principales solutions utilisées en France pour piloter la chaîne logistique.
Comparatif des principaux ERP avec modules supply chain intégrés
| ERP | Cible | Modules SCM clés | Déploiement | Point fort supply chain |
|---|---|---|---|---|
| SAP S/4HANA / Business One | ETI et grandes entreprises | MRP, WMS, TMS, S&OP, demand planning | Cloud ou on-premise | Couverture fonctionnelle la plus complète du marché, IA intégrée |
| Microsoft Dynamics 365 | PME et ETI | Supply Chain Management, WMS, planification, achats | Cloud (Azure) | Intégration native Power BI et écosystème Microsoft 365 |
| Sage X3 | PME et ETI industrielles | MRP, achats, stocks, traçabilité, qualité | Cloud ou on-premise | MRP industriel robuste, adapté aux contraintes françaises |
| Odoo | PME et startups | Achats, inventaire, MRP, expédition, qualité | Cloud ou on-premise | Modularité et rapport qualité-prix, code open source |
| Oracle NetSuite | ETI et entreprises en croissance | Demand planning, WMS, achats, logistique, gestion multi-sites | Cloud natif | Gestion multi-filiales et multi-devises native |
Pour une analyse plus détaillée des solutions disponibles, consultez notre comparatif des meilleurs ERP du marché. Le choix final dépendra toujours de votre cahier des charges ERP et de l’accompagnement par un intégrateur certifié.
Comment choisir un ERP pour votre SCM ?
Après avoir exploré les multiples façons dont un ERP améliore la Supply Chain Management, le moment est venu de se pencher sur la question cruciale : comment sélectionner le bon ERP pour votre entreprise ? Ce choix ne doit pas être pris à la légère, car il aura un impact durable sur vos processus d’approvisionnement et, par extension, sur la satisfaction de vos clients.
Les facteurs à considérer lors de la sélection d'un ERP
La première étape pour choisir un logiciel ERP est d’identifier les besoins spécifiques de votre entreprise en matière de Supply Chain Management. Voici quelques points clés à prendre en compte :
- Fonctionnalités nécessaires : Examinez les aspects de votre chaîne d’approvisionnement qui nécessitent une optimisation. Cela peut varier de la planification des besoins en matériaux (MRP) à la gestion des commandes clients.
- Scalabilité : Optez pour des solutions capables de s’adapter à la croissance de votre entreprise. Une bonne solution ERP est évolutive et flexible.
- Compatibilité : Assurez-vous que le logiciel s’intègre facilement avec les autres outils et applications déjà utilisés dans votre organisation.
- Support client et maintenance : Recherchez un fournisseur proposant un support client solide et des options de maintenance à long terme.
Comparaison entre solutions ERP sur site et dans le cloud
Une autre décision importante concerne le type de déploiement : un ERP sur site ou un ERP SaaS. Chaque option a ses avantages et inconvénients.
Sur site :
- Avantages : Contrôle complet sur le système, personnalisation plus facile.
- Inconvénients : Coûts initiaux élevés, maintenance et mises à jour à la charge de l’entreprise.
Dans le cloud : - Avantages : Faibles coûts initiaux, mises à jour et maintenance gérées par le fournisseur.
- Inconvénients : Moins de contrôle sur les données, dépendance envers le fournisseur pour le support technique
Comment intégrer un ERP et un SCM efficacement ?
Lorsque les modules supply chain natifs de l’ERP ne suffisent pas à couvrir la complexité de vos flux logistiques, l’intégration d’un logiciel SCM dédié avec votre ERP devient nécessaire. Cette étape technique requiert une méthode rigoureuse pour garantir la fluidité des échanges de données entre les deux systèmes.
Comparaison entre solutions ERP sur site et dans le cloud
Trois approches principales permettent de connecter un ERP à un outil SCM spécialisé :
- API natives : la plupart des ERP modernes (SAP, Microsoft Dynamics 365, Odoo) exposent des API REST qui permettent des échanges de données en temps réel. C’est la méthode la plus directe et la plus performante.
- Connecteurs pré-configurés : certains éditeurs SCM proposent des connecteurs certifiés pour les ERP les plus répandus. Ces connecteurs réduisent considérablement le temps d’intégration et les risques techniques.
- Middleware (ESB / iPaaS) : pour les architectures complexes impliquant plusieurs systèmes, un bus d’intégration (MuleSoft, Talend, Boomi) orchestre les flux de données entre l’ERP, le SCM et les autres applications métier.
Le choix de la méthode dépend du volume de données échangées, de la fréquence des synchronisations et du nombre de systèmes à connecter. Un intégrateur ERP expérimenté saura orienter votre choix technique.
Comparaison entre solutions ERP sur site et dans le cloud
Une intégration réussie ne se résume pas à la connexion technique. Voici les bonnes pratiques identifiées sur les projets de ce type :
- Cartographier les flux avant de connecter : identifiez précisément quelles données transitent entre l’ERP et le SCM (commandes, stocks, prévisions, expéditions) et dans quel sens.
- Définir un référentiel commun : codes articles, codes fournisseurs et unités de mesure doivent être harmonisés entre les deux systèmes pour éviter les erreurs de mapping.
- Tester en environnement de pré-production : simulez les échanges de données sur un jeu de données représentatif avant la mise en production.
- Prévoir la conduite du changement : formez les équipes logistiques à l’utilisation conjointe des deux outils et documentez les procédures de résolution d’incidents.
- Monitorer les flux en continu : mettez en place des alertes sur les échecs de synchronisation pour intervenir rapidement en cas de rupture de flux.
Pour structurer votre projet d’intégration, la rédaction d’un cahier des charges ERP détaillé incluant le volet intégration est indispensable.
Les étapes clés pour une transition réussie vers un ERP
Maintenant que vous avez une idée claire de comment choisir un ERP et des critères à considérer, le passage à l’action s’impose. La migration vers un nouvel ERP n’est pas un simple achat de logiciel, c’est une transformation qui touche divers aspects de votre entreprise, de la logistique à l’interaction avec les clients.
Voici comment initier ce changement d’une manière structurée et efficace.
Planification et préparation : les premiers pas vers le changement
L’introduction d’un ERP dans votre Supply Chain Management est un projet d’envergure qui nécessite une planification soignée. En premier lieu, identifiez les objectifs que vous souhaitez atteindre avec le nouvel outil. Cela peut aller de l’amélioration de la planification des besoins en matériaux (MRP) à l’optimisation de la logistique.
Une fois les objectifs fixés, plusieurs options s’offrent à vous pour orchestrer la transition. Vous pouvez rassembler une équipe de projet en interne, composée de membres issus de différents départements de l’entreprise. Cette équipe sera chargée de définir un calendrier, d’établir un budget et de coordonner la transition avec le fournisseur de la solution ERP.
Alternativement, vous pouvez faire appel à un intégrateur ERP, un expert extérieur spécialisé dans l’installation et la configuration de ces logiciels. Ce professionnel peut gérer l’ensemble du projet ERP :
- planification,
- mise en œuvre
- et coordination avec le fournisseur de la solution.

Formation et adoption : assurer la transition en douceur
La mise en place d’un logiciel de cette envergure est quoi qu’il en soit toujours un défi. Pour réussir cette étape, il est primordial de former les employés qui utilisent le logiciel au quotidien. Les intégrateurs d’ERP proposent souvent des modules de formation adaptés à différents niveaux d’expertise.
Toutefois, la formation ne s’arrête pas à la simple utilisation du logiciel. Il est également essentiel de sensibiliser les employés aux changements dans les processus d’approvisionnement ou de fabrication qui découlent de l’adoption du nouvel outil. Cette démarche favorise une adoption plus rapide et plus fluide du système au sein de l’organisation
Maintenance et support : ce qu'il faut savoir pour le long terme
Maintenant que le système ERP est en place et que les employés sont formés, l’étape suivante consiste à garantir son bon fonctionnement sur le long terme. Cela inclut la mise à jour régulière du logiciel, surtout si vous avez opté pour une solution sur site. Pour les solutions dans le cloud, cette maintenance est prise en charge par le fournisseur.
N’oubliez pas non plus le support technique. Un bon fournisseur d’ERP propose un service client réactif capable de résoudre rapidement les problèmes que vous pourriez rencontrer. C’est un aspect souvent négligé, mais qui prend toute son importance lorsque des problèmes surgissent.
Besoin d'un accompagnement pour choisir et déployer un ERP adapté à votre supply chain ?
Trouver un intégrateur ERPFAQ - ERP et SCM
Peut-on utiliser un ERP sans logiciel SCM dédié ?
▼Oui, dans la majorité des cas. Les ERP modernes comme Sage X3, Microsoft Dynamics 365 ou Odoo intègrent des modules supply chain natifs (achats, stocks, MRP, expédition) qui couvrent les besoins courants d'une PME ou ETI. Un logiciel SCM dédié n'est nécessaire que lorsque la complexité logistique dépasse le périmètre standard de l'ERP : distribution internationale, optimisation avancée des tournées ou demand sensing en temps réel.
Quels sont les avantages concrets d'un ERP pour la supply chain ?
▼Les principaux avantages sont la centralisation des données dans une base unique, l'automatisation des réapprovisionnements, la planification optimisée des besoins (MRP), le suivi des KPI logistiques en temps réel et la réduction des erreurs liées aux doubles saisies. Sur le plan financier, un ERP permet de diminuer les coûts de stockage, de raccourcir les délais de livraison et d'améliorer le taux de service client. Pour en savoir plus, consultez notre page sur les avantages d'un ERP.
Quel est le meilleur ERP pour gérer la supply chain d'une PME ?
▼Il n'existe pas de réponse universelle : le meilleur ERP dépend de votre secteur, de vos flux et de votre budget. Pour une PME industrielle française, Sage X3 offre un MRP robuste et une conformité réglementaire native. Odoo séduit les structures en croissance par sa modularité et son rapport qualité-prix. Microsoft Dynamics 365 Business Central convient aux PME déjà équipées de l'écosystème Microsoft. Nous recommandons de passer par un intégrateur ERP pour réaliser un audit de vos besoins avant de choisir.
Combien de temps faut-il pour intégrer un ERP à un système SCM existant ?
▼Le délai varie selon la complexité du projet. Pour une PME avec des flux logistiques standards, comptez 3 à 6 mois pour un déploiement complet incluant l'analyse des besoins, le paramétrage, la migration des données et la formation des utilisateurs. Pour une ETI avec une supply chain multi-sites ou internationale, le projet peut s'étendre de 6 à 12 mois. L'intégration d'un SCM dédié en complément de l'ERP ajoute généralement 2 à 4 mois supplémentaires pour le volet connectique et les tests. Pour structurer votre calendrier, consultez notre guide sur le déploiement ERP.
Quelles fonctionnalités ERP sont indispensables pour la gestion logistique ?
▼Les fonctionnalités incontournables pour piloter la logistique depuis un ERP sont : la planification MRP pour anticiper les besoins en matières premières, la gestion des achats et des fournisseurs pour fluidifier les approvisionnements, la gestion des stocks en temps réel pour éviter ruptures et surstocks, la traçabilité pour suivre chaque lot de la réception à la livraison, et un module WMS pour optimiser les opérations d'entrepôt. Un tableau de bord avec des KPI logistiques (taux de service, rotation des stocks, délais fournisseurs) complète le dispositif.





